Mais quel est cet étrange palmier brûlé qui surplombe Grenoble depuis les jardins du Musée Dauphinois ?

Si vous y regardez de plus près, vous observerez qu’il s’agit en réalité d’un habile tressage de lambeaux de pneus éclatés, récupérés sur les bas-côtés des routes par l’artiste britannique Douglas White !

Familier des détournements et des réemplois d’objets en tous genres, ce sculpteur londonien explore leur potentiel à se former et se transformer en quelque chose d’encore plus étrange…

À découvrir au @museedauphinois, en haut de la montée Chalemont!

Connaissez-vous cette statue édifiée sur le parvis du Musée d’art contemporain de Grenoble ?

Il s’agit d’un « stabile » : c’est le terme technique donné aux œuvres tridimensionnelles, composées de formes maintenues dans l’espace et en équilibre sur ou plusieurs tiges.

Vous en croiserez 3 dans l’agglomération : une à la gare, et une autre à Saint-Martin d’Hères.

Elles sont l’œuvre d’Alexander Calder (1878-1976), sculpteur et peintre américain.

Cette œuvre de 1968, dénommée « Monsieur Loyal », a rejoint en 1994 le parvis du Musée.

Son titre rappelle un personnage rendu populaire au cirque de Paris par Georges Loyal.

Elle est l’une des 150 œuvres qui jalonnent les rues de Grenoble….

Zoom sur l’ancien couvent Sainte-Marie-d’en Bas, actuel théâtre Sainte-Marie-d’en-bas : encore une pépite de notre centre historique !

La Chapelle Sainte Marie d’en bas est une ancienne chapelle de l’Ordre de la Visitation construite au milieu du XVIIe siècle ; située rue Très-Cloîtres, au cœur du centre historique de Grenoble, elle est actuellement propriété de la ville de Grenoble, et est devenu le théâtre Sainte-Marie d’en Bas depuis 1988.

Sa façade présente toujours un beau portail entouré de colonnes doriques jumelées, avec ses pots à feu et son attique en forme de tombeau surmonté d’une gloire avec le Sacré-Cœur de Jésus.

L’ancienne chapelle est classé au titre des monuments historiques depuis 1988.

Qui se cache derrière ce masque ?😷

Grenoblois d’un jour ou de toujours, vous avez forcément déambulé dans les allées de la roseraie du Jardin de Ville, face à l’ancien hôtel particulier du duc de Lesdiguières (l’actuelle bibliothèque) !

Mais savez-vous à qui appartient ce modelé puissant qui laisse apparaître des muscles saillants ?

Cette imposante statue de bronze représente le héros de la mythologie Hercule ! Elle évoque notamment deux des 12 travaux imposés par la déesse Junon à ce demi-dieu :

– tuer le lion de Némée, Dont la dépouille s’enroule autour de sa jambe et retombe à ses pieds,
– Voler les pommes d’or du jardin des Hespérides qu’il tient ici dans sa main gauche.

Œuvre anonyme de la Renaissance italienne, la statue a été transportée à Grenoble et achetée par les Consuls en 1719, où elle est restée au même emplacement jusqu’en 1989, quand elle tomba de son socle en raison d’une usure extrême…
Une fois restaurée, l’originale a pris place dans les collections du musée de Grenoble. Deux copies se trouvent actuellement au Jardin de Ville (depuis 1996), et dans le parc du château de Vizille (depuis 2008) !

Emblématique de Grenoble et du quartier Saint-Laurent, la fontaine du Lion et du Serpent a été inaugurée en 1843 ; c’est une œuvre du grenoblois Victor Sappey, fondateur de l’école de Sculpture de Grenoble, réalisée en pierre de Sassenage et bronze pour un contraste des plus réussis !

Du 100% local donc, d’autant plus qu’elle semble avoir été inspirée par le dicton dauphinois « la serpen et Lo drago mettront grenoblo en savon » : la ville de Grenoble a subi depuis l’époque romaine plus de 150 inondations dévastatrices liées à ses deux cours d’eau capricieux : le serpent symbolisant l’Isère qui sinue dans la vallée du Gresivaudan, et le dragon : l’impétueux torrent du Drac (le lion et sa crinière flamboyante est ici clairement une évocation du dragon).

La tradition locale affirme qu’à la confluence des deux cours, le Lion dompte le serpent car le Drac met un terme aux reptations de l’Isere !

Autre interprétation plausible de cette œuvre : le lion représente Grenoble terrassant la tortueuse Isère grâce aux travaux de canalisation entrepris à la fin du 19eme pour atténuer le rythme des crues.

Chez Le Rouge et le Noir, on adore ces petites parenthèses d’histoire !

Continuons à étudier les personnages qui se dessinent derrière des noms de rue grenoblois, que l’on prononce souvent machinalement sans vraiment savoir de qu’il s’agissait…

Je vous propose aujourd’hui un nouvel échantillon de 4 rues, toujours en référence à nos biens vendus depuis le début de l’année 2021 : la rue Félix Esclangon, le boulevard Agutte Sembat, la place Jacqueline Marval et la rue Honoré de Balzac !

La rue Félix Esclangon, en bordure du quartier Europole, est une rue dégagée, bordée de belles copropriétés des années 90’s…qui fait la jontion entre le quartier du nouveau Palais de Justice et un des pôles technologiques et industriels de la ville.

Qui était Félix Esclangon (1905-1956) ?

Il était professeur en énergétique appliquée à La Sorbonne et fut directeur de l’Institut polytechnique de Grenoble en 1940, où il prit la suite du doyen René Gosse, révoqué par le régime de Vichy qui le nomme également, en août 1942, au conseil municipal de Grenoble.

Il exerça cette fonction de directeur jusqu’à son départ pour Paris en 1951, et il est alors remplacé par le professeur Louis Néel. Il meurt électrocuté au cours d’une expérience devant ses étudiants en 1956…

Le boulevard Augutte Sembat, est une magnifique artère désormais réservée aux cyclistes et aux bus, qui relie Hoche, et la Chambre de Commerce à la place Victor Hugo.

Qui était Agutte Sembat (1867-1922) ?

Georgette Agutte, dite aussi Georgette Agutte-Sembat, est une artiste peintre, sculptrice et collectionneuse d’art française, dont les œuvres sont conservées au musée de Grenoble.

La peinture de Georgette Agutte est d’abord fortement influencée par le postimpressionnisme puis, sous l’influence de son ami Henri Matisse, évolue vers un fauvisme modéré. Elle est considérée avant tout comme une coloriste.

La place Jacqueline Marval trône au coeur du quartier Championnet et représente l’identité art déco de ce quartier.

Qui était Jacqueline Marval (1866-1932)? Pseudonyme de Marie-Joséphine Vallet, Jacqueline Marval est une artiste peintre originaire de Quaix-en-Chartreuse en Isère, dont l’art s’inscrit dans le courant du Fauvisme. Compagne du peintre Jules Flandrin, elle cotôie les peintres Albert Marquet, Henri Matisse, Henri Manguin et Georges Rouault. Elle débute à partir de 1902 une longue activité picturale jalonnée de nombreuses expositions, tant à Paris qu’en Europe, aux États-Unis ou en Asie.

La rue Honoré de Balzac représente la frontière entre le quartier de la Capuche et celui de l’Alliance, elle relie aussi la rue des Alliés au parc Flaubert.

Qui était Honoré de Balzac (1799-1850) ? Romancier français, Honoré de Balzac est l’auteur d’un ensemble de romans intitulé la Comédie humaine, qui dépeint avec réalisme les rouages de la société de son époque : il est de par son oeuvre gigantesque un monument de la littérature française.

Derrière chaque nom de rue : des personnages-clés de la Science et des Arts, dont nous perpétuons l’héritage en les inscrivant dans notre quotidien…

 

Vous avez forcément traversé maintes et maintes fois cette place magnifique, contemplé sa fontaine majestueuse, et profité du soleil sur un banc, voire même une pelouse si vous avez eu la chance d’habiter à Grenoble en étant lycéen ou étudiant !

VH, dans le jargon des Grenoblois, c’est un point de rendez-vous, un lieu de rencontres, un des repères de l’hypercentre. Sur le plan immobilier, c’est incontestablement une des plus belles adresses grenobloises : il n’y a qu’à voir sur le Monopoly de Grenoble, c’est une des deux places les plus chères !

C’est à la mort de Victor Hugo en 1885 que le maire de Grenoble, Edouard Rey, a l’idée de demander à la veuve de Victor Hugo l’autorisation d’attribuer son nom à une place sans dénomination spécifique depuis sa création en 1882, et connue à l’époque sous le nom de « place C » !

A l’époque, dans les années 1880, Grenoble abandonne en effet progressivement sa fonction militaire ; il faut savoir qu’au début du 19ème siècle, Grenoble était une petite ville de garnison, où les activités comme la ganterie par exemple, étaient essentiellement artisanales. De nombreux sites sont alors occupés par des casernes militaires.

Le maire Edouard Rey participe à l’évolution de la ville, et fait percer de nombreuses artères pour permettre l’extension vers le Sud et l’Ouest, tout en développant un nouveau centre-ville entre la place Grenette et la Gare, pour relier le centre aux quartiers industriels du cours Berriat alors en plein essor.

En 1882, il fait raser certaines casernes et une partie des remparts, et crée une belle place carrée, très arborée.

Elle attire rapidement la bourgeoisie industrielle grenobloise, des nouveaux commerces s’y installent, et la place Victor Hugo devient alors un haut lieu de rencontres et de flâneries ; elle représente l’identité festive et chic de Grenoble, en complément à la splendeur plus officielle de la place de Verdun.

Depuis sa création, sa fonction a peu changé, même si sa physionomie a évolué avec l’arrivée du tramway, l’élargissement des voies piétonnes, le ravalement des façades…

La place accueille aujourd’hui des travaux d’embellissement avec comme double objectif de répondre aux enjeux de ce siècle en matière de dérèglement climatique, et de conserver la convivialité historique du lieu.

Nous avons hâte de la retrouver !

 

À Bouchayer-Viallet désormais, les immeubles colorés cohabitent avec le patrimoine industriel. Les aménagements donnent la priorité à la convivialité, aux modes doux et au végétal.

Situé à l’entrée ouest de Grenoble, à proximité de la gare, de l’A480, de Presqu’Ile et du centre-ville, son emplacement stratégique est un atout pour les acteurs économiques. Des entreprises comme Elegia, Delta Drone, Bonitasoft ou Groupe 6, une des premières agences d’architecture en France s’y sont installées, ainsi que deux hôtels d’entreprises. Pour soutenir son attractivité, 20 000 m2 de bureaux complémentaires avec notamment l’installation du siège de la Caisse d’Epargne, et un espace de co-working, sont venus compléter l’offre tertiaire existante.

Culturel

Un concert à la Belle électrique, une pièce de théâtre à l’Ampérage, une exposition d’art contemporain au Magasin des Horizons, un atelier percussion avec le collectif Mann’art(e) … l’offre culturelle est présente à Bouchayer-Viallet. Vous pourrez également faire un voyage dans l’histoire industrielle puisque la salle d’escalade Espace Vertical a été construite dans une ancienne halle tout comme le CNAC qui a investi une halle construite en 1900.

Pour la jeunesse

Avec l’inauguration du Transfo en 2018, ce ne sont pas moins de 6 associations qui accueillent la jeunesse grenobloise. Citons ici Cap Berriat qui accompagne notamment les jeunes sur l’ensemble de leurs projets associatifs, à travers conseils et formations. Unis Cité ouvre quant à elle la voie du service civique aux jeunes de 16 à 25 ans, et l’institut de l’engagement propose un accompagnement individualisé permettant aux jeunes de réaliser leur avenir malgré les barrières scolaires, culturelles, sociales ou financières.

Chaleureux

Une nouvelle brasserie, des rues végétalisées, des commerces de proximité, une crèche parentale… grâce à ces nouveaux lieux de rencontres et de partage Bouchayer-Viallet est un quartier qui bouge et qui perpétue la tradition associative et populaire du quartier.

Le centre ancien de Grenoble est jalonné de sites, places, rues et de jardin qui racontent la vie du jeune Stendhal dans sa ville natale. Le musée Stendhal vous propose trois formules pour découvrir ou redécouvrir le lien qui unissait le célèbre auteur à la capitale des alpes.

1- Par de courtes présentations d’1/4 d’heures sur 3 sites dans la ville liés à l’histoire stendhalienne, les médiateurs du musée vous proposent de découvrir l’importance de Grenoble pour le célèbre écrivain.

Rendez-vous les mercredis 10 et 17 février et les vendredis 12 et 19 février !

A 14h30 : 14 rue Jean-Jacques Rousseau – 14h50 : Place Grenette – 15h15 : Jardin de ville à côté de la stèle de Stendhal.
Les rendez-vous de 15 mn peuvent être indépendants ou suivis selon le choix du public.

2 – Des visites urbaines peuvent s’effectuer en autonomie avec l’aide du plan et des plaques patrimoniales qui jalonnent le parcours dans le centre ancien (trouvez ci-joint le plan et les légendes des plaques patrimoniales)

3 – Rendez-vous sur le site numérique du musée Stendhal pour découvrir de façon ludique le musée et la vie de Stendhal à Grenoble et assister à une visite virtuelle : Guidigo.
https://www.guidigo.com/Tour/France/Grenoble/Decouverte-du-Musee-Stendhal/MTYw7XSxVu4

Petit tout d’horizon sur les noms de rue de nos bien vendus à Grenoble en 2020 : avenue du Maréchal Leclerc, rue du docteur Bordier, rue Abbé Barral, rue Le Brix, rue Lucien Andrieux….

Des noms de rue que l’on prononce machinalement, mais avez-vous une petite idée de qui il s’agit ?

Derrière chaque nom de rue, de sacrées personnalités et de l’Histoire ! Découvrons-les ensemble…

  • Le Maréchal Leclerc (1902-1947), de son vrai nom Philippe de Hauteclocque, a été un des principaux chef militaire de la France Libre durant la 2nde Guerre Mondiale. Commandant de la 2ème division blindée, officier exceptionnel et stratège hors pair, il a contribué activement à la Libération de la France, rien que ça ! « Leclerc » est en réalité son nom de guerre, qu’il a ensuite officiellement rajouté à son patronyme légal en 1945.
  • L’abbé Pierre Barral (1700-1772) est un homme de lettres né à Grenoble. Janséniste, il a été vicaire à Montpellier, et docteur à la Sorbonne ; il a publié des dizaines d’ouvrage, notamment des recueils de citations et des dictionnaires.
  • Le docteur Arthur Bordier (1841-1910), médecin anthropologue réputé, a fait carrière à Grenoble où il a été directeur de l’École préparatoire de médecine et de pharmacie, directeur du service municipal d’hygiène, et où il a fondé la Société dauphinoise d’Ethnologie et d’Anthropologie. Il a également organisé dans la capitale des Alpes le tout premier congrès de l’Association Française pour l’Avancement des Sciences en 1885.
  • Joseph Le Brix (1899-1931), est un pionnier de l’aviation française et une figure emblématique bretonne du XXème siècle ; engagé dans la Marine, il intègre ensuite l’Ecole des officiers aéronautiques en 1924. Avec Dieudonné Costes, il réussit, la traversée de l’Atlantique sud en 1927. Puis ils effectuent un tour du monde avec escales qu’ils concluent en 1928. Ces aventures le rendent très populaire aux yeux des Français.
  • Jean-Lucien Andrieux (1887-1962) est un chimiste et scientifique ayant réalisé une grande partie de sa carrière à Grenoble ; il a notamment été Maître de conférences d’électrochimie et d’électrométallurgie dès 1930, puis professeur de chimie générale à la Faculté des sciences de Grenoble, et enfin directeur de l’École nationale supérieure d’électrochimie et d’électrométallurgie de Grenoble en 1945.

Bref, que de talents derrière ces noms !